La dictée à toute vitesse

La dictée à toute vitesse est une forme d’auto-dictée en équipes. Cette activité met en jeu plusieurs compétences: lecture, mémorisation des formes liées au sens, compétence orale (dire, prononciation…), compétence écrite, compétence de travail en équipe. Vitesse et efficacité dans l’accomplissement de la tâche sont les points clés.

 

Niveau Tous (A1, A2, B1, B2… du CECR)
Objectifs lire, dire, écrire un texte
Organisation en équipes de 3 ou 4 apprenants
Temps environ 30 minutes

Préparation:

  • choisir un texte de niveau accessible aux apprenants (A1, A2, B1, B2… du CECR);
  • diviser la classe en équipes de 3-4 réaliser autant de reproductions du texte que d’équipes prévus
  • disposer les textes sur un mur à distance des équipes. Ils devront se déplacer pour lire le texte.

Déroulement:

  • Chaque équipe désigne, à tour de rôle, un de ses membres pour aller lire le texte à réécrire;
  • l’apprenant, après avoir lu un fragment (phrase, proposition, quelques mots…) revient “dicter” ce qu’il a retenu à ses coéquipiers;
  •  un membre de l’équipe écrit sous le contrôle des autres membres;
  • un autre membre du groupe se déplace pour lire la suite du texte; il en profite, si besoin, pour vérifier ce qui a déjà été écrit par son équipe;
  •  il dicte la suite du texte et ainsi de suite jusqu’à la reproduction totale du texte modèle par l’équipe.
  •  Le gagnant est l’équipe la plus rapide à accomplir la tâche (réécrire le texte) avec le plus faible taux d’erreur.

Cette activité permet une mobilisation des apprenants sur plusieurs de leurs compétences: compétence de lecture, d’écriture, compétence à dire (redire), à mémoriser des formes imposées, à rectifier, à comparer… à travailler en équipes et à s’organiser pour adopter la stratégie la plus efficace pour réussir à réaliser la tâche dans le temps le plus court possible. Elle remplace ou complète des activités d’écrit plus traditionnelles comme la dictée et crée une ambiance plus dynamique et conviviale dans la classe.

Ce texte a été publié en premier lieu, en 2011,  sur mon ancien blog: Éducation, langues et multimédia.